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La chasse au moustique est ouverte !

Bzzz… ah ce bruit agaçant du moustique qui nous prend en chasse… A peine le temps d’attraper la raquette électrique, une savate ou le Tiki Mag que aïe!, trop tard, ça gratte déjà. Il n’y a RIEN de plus insupportable (sauf peut-être la personne assise à côté de nous qui dit « ah bon ya des moustiques ? »). Et non seulement le moustique ici c’est toute l’année, mais en plus des piqûres il peut transmettre des maladies tropicales comme la dengue, le zika, le chikungunya ou encore la filariose. Welcooome !

Vous croyiez que l’animal le plus dangereux du fenua était le requin ou le cent-pied ? Eh bien non ! Parce que le moustique ne se contente pas de gâcher un apéro chez les copains ou une rando dans la vallée de Fautau’a. En piquant, il peut transmettre la dengue ! On dit « la » dengue, mais en réalité il existe 4 formes différentes. En ce moment à Tahiti, c’est la dengue de type 2 qui circule. Et si on commence à s’affoler, c’est parce que celle-ci, on ne l’avait pas vue depuis l’an 2000, ce qui signifie qu’une large partie de la population n’est pas immunisée. Parce qu’elle est comme ça la dengue : elle disparait un temps et réapparait.

Et ça fait quoi, la dengue ? Après quelques jours d’incubation, plusieurs symptômes apparaissent : forte fièvre, maux de tête, douleurs articulaires et musculaires, vomissements, parfois même éruption cutanée… C’est pas pour rien qu’on l’appelle « grippe tropicale ». Une grosse-grosse grippe, avec la sensation d’être à l’agonie et l’incapacité d’avaler quoi que ce soit (oui, oui). Bref, une semaine sous paracétamol (il n’existe pas de vaccin ou de traitement contre la dengue), dont on sort inévitablement affaibli. Sans parler de la dengue hémorragique (1% des cas de dengue dans le monde) qui peut aller jusqu’au décès des patients les plus fragiles.

Mais le moustique ne s’arrête pas là ! Si en ce moment c’est la dengue, d’autres épidémies ont frappé le fenua ces dernières années. Comme le Zika en 2013-2014, avec des symptômes grippaux toujours, mais un risque de malformation du fœtus chez les femmes enceintes touchées par le virus (sans parler du nombre de cas de syndrome Guillain Barré anormalement élevé pendant l’épidémie). Ou encore le chikungunya en 2014-2015, qui pouvait clouer au lit des semaines sans pouvoir se lever ! Avec en bonus des plaques rouges, de la fièvre et des douleurs articulaires (qui peuvent durer des mois voire des années après l’infection chez certains malades).

Ah, et on ne vous a pas parlé de la filariose… Une maladie parasitaire transmise par le moustique (encore lui !). Elle provoque une augmentation anormale de certaines parties de corps qui défigurent et handicapent gravement le malade. Elephant man. Mais avant de commencer à chocotter, on vous rassure ! Si la filariose a fait des ravages autrefois, cette maladie a aujourd’hui quasiment disparu grâce aux campagnes de POD (prise observée directe), qui distribuent gratuitement des comprimés préventifs.

Dengue, zika, chikungunya, filariose… Ok, ça fait peur (hé, pas de psychose non plus à chaque piqûre de moustique !). Mais on ne se laisse pas faire ! Pour venir à bout de ces mini-vampires, des campagnes de démoustication par pulvérisation d’insecticide sont régulièrement mises en place. Sans parler des expériences de lâchers de mâles stérilisants aux résultats prometteurs à Tetiaroa.

Crédits : Facebook Direction de la Santé

Mais la chasse au moustique, c’est d’abord l’affaire de chacun. Faut savoir que l’eau stagnante, c’est son petit paradis. Un vieux pneu, un pot de fleurs, une gouttière… et hop il pond ses œufs ! C’est pour ça qu’il est recommandé d’éliminer les gîtes larvaires potentiels autour de la maison une fois par semaine.

Crédits : Facebook Direction de la Santé

Et pour se protéger contre les piqûres, il faut adopter les bons réflexes : se pshiiiter du répulsif (particulièrement au lever et au coucher du soleil), brûler des tortillons, brancher des diffuseurs électriques, ou encore accrocher des moustiquaires au-dessus des lits (et vérifier qu’il n’y a pas de trou…). Ça parait évident, mais on préfère le rappeler. Et si les boutons de moustiques vous grattent pendant des jours, essayez l’huile de tamanu !

Si la curiosité vous pique (!), n’hésitez pas à jeter un œil au reportage sur le sujet diffusé sur TNTV.