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A la découverte de l’artisanat Polynésien !

Crédits : Tahiti Tourisme

« Tifaifai », « peue », « tapa »… vous avez déjà entendu ces mots sans savoir de quoi il s’agissait ? Ce sont des emblèmes de l’artisanat polynésien ! Sculpture aux Marquises, tressage aux Australes : à chaque archipel, sa spécialité et son savoir-faire. Si autrefois l’artisanat était avant tout un passe-temps et un moyen d’arrondir ses fins de mois, le métier s’est professionnalisé et les artisans sont de plus en plus nombreux au fenua. Du plus authentique au plus moderne, on décode pour vous l’artisanat polynésien !

Crédits : Tahiti Tourisme

Et on commence avec le tressage. LA spécialité des Australes, et plus particulièrement de Rimatara et de Rurutu. Là-bas, les mamas sont capables de confectionner un chapeau ou un sac à une rapidité impressionnante ! Le tressage est réalisé à partir de jeunes feuilles de cocotier (niau), de bambou local (ofe), mais l’incontournable est le pandanus. Les techniques de tressage quant à elles, peuvent varier selon les objets et les îles.

Les best sellers des objets tressés ? Ceux que tous les Polynésiens s’arrachent ? Les « peue » (nous y voilà !), qui sont des nattes tressées utilisées comme nappe de pique-nique ou tapis sur la plage. Il y a également les paniers, notamment le classique « panier marché ». On en trouve de toutes sortes : du plus traditionnel (brut) au plus moderne (avec coquillages, tissus ou rubans colorés, selon l’inspiration des artisans). D’ailleurs si vous cherchez le vôtre, c’est au  Marché de Papeete que ça se passe ! Les chapeaux tressés sont eux aussi très populaires, et un véritable must have aux Australes ! Mais l’art du tressage est varié, et on retrouve des objets tressés de toutes sortes, utilisés aussi bien en navigation, pour la pêche, la construction de fare (maisons) ou la fabrication d’objets déco.

Crédits : Facebook Tana Tokoragi – Tahitian Tattoo Artist

La sculpture, elle, est typique des Marquises (on vous a dit : à chaque archipel, sa spécialité). Comme pour les objets tressés, les sculpture vont du plus utile au plus décoratif : ukulele, rame, armes (casse-tête, lance…), représentation d’animaux (tortues, margouillats…) ou encore ustensiles de cuisine (pilon, umete – plat typique recouvert de motifs géométriques). Mais LA sculpture déclinée à l’infini, c’est le tiki, représentation humaine des divinités et symbole de protection.

La matière de prédilection des sculpteurs, c’est le bois. Et le plus recherché est le bois de rose (qui existe deux teintes : le miro, aux teintes bordeaux, et le tou, plutôt brun). Mais on sculpte aussi en pierre, en nacre ou en os.

Crédits : Facebook Commune de Paea

L’incontournable déco en Polynésie, c’est le tifaifai ! Ca ressemble à quoi ? Une version polynésienne du patchwork, technique apportée par les épouses des missionnaires anglais dès la fin du XVIIIème siècle. Couvre-lit, taie d’oreiller, nappe ou encore tapisserie sur les murs… Le tifaifai, qui veut dire « raccommoder » en tahitien, est créé à partir de draps de couleurs différentes : des formes et motifs découpés dans des tissus de couleur sont cousus sur un drap. Les motifs varient selon l’inspiration des artisans et selon l’archipel où le tifaifai est confectionné. Aux Australes par exemple, on fait des tifaifai pû (en mosaïque), avec des motifs géométriques. A Tahiti, des tifaifai pa’oti, avec des motifs représentant la nature polynésienne. Certains tifaifai sont de véritables tableaux cousus à la main et sont un cadeau de mariage ou de naissance typiques au fenua.

Crédits : Moana Iti

Côté textile, il y a aussi la fabrication du tapa (non, pas les amuse-gueules espagnols qu’on sert à l’apéro !). C’est une étoffe végétale obtenue à partir de jeunes pousses de ora (banian), uru (arbre à pain) ou aute (mûrier), que l’on décore avec des motifs et dont les secrets de fabrication se transmettent de mère en fille ! Si autrefois le tapa était la seule étoffe connue des Polynésiens pour confectionner leurs vêtements, aujourd’hui il est surtout utilisé en décoration. Mais aux Marquises, et en particulier sur l’île de Fatu Hiva, on s’en sert toujours pour réaliser les tenues des danseuses ou pour les mariages.

Crédits : Tahiti Tourisme

Qui dit artisanat polynésien, dit perles noires et nacres. Les artisans rivalisent de créativité pour confectionner des bijoux fantaisies avec des matières premières locales, à partir de coquillage, corail ou perles de Tahiti montés sur de la fibre de coco tressée. La nacre est également très recherchée en bijouterie, pour ses reflets colorés.

Vous souhaitez en découvrir plus sur l’artisanat traditionnel polynésien ? N’hésitez pas à aller jeter un œil à nos articles sur le monoï ou le tatouage !

Crédits : Facebook Festival Polynesia – Te Moana Nui a Hiva